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Vous saurez que…

On ne dit plus, « Je suis pété de rire », mais « je me suis pété(e) une barre ». Apparemment le verbe « péter » continue à se diversifier! Petit échantillon: péter les plombs, se péter le bide, être pété de thunes, péter une durite, être pété ..et chez les cousins Québécois, ce verbe a aussi quelques variantes comme « se péter les bretelles (être fier de soi/se vanter), péter de la broue (faire de l’esbroufe) et péter plus haut que son trou, notre équivalent de péter plus haut que son cul.

Je suis sûre qu’après cette lecture très enrichissante, vous pétez de joie!

Et sinon, l’égalité, c’est pour quand?

Et sinon, l’égalité, c’est pour quand?

Ça serait merveilleux que les magazines féminins se renouvellent un peu en termes de sujets ante-période estivale qui, il faut bien le dire, manquent totalement d’originalité. Marre de ces perpétuelles unes « régime » avec des femmes en maillot de bain taille 34, révoltez-vous!

Et pendant ce temps- là, les hommes apprennent les diverses astuces pour :

-bien cuire une côte de bœuf ( à l’instar de « Beef!« ,  nouveau magazine culinaire pour les hommes dont le premier numéro est sorti en mars dernier)

-préparer un apéro dînatoire

-rentrer son ventre même avachi dans le canapé

Ben oui, dure la vie! De mars à juillet : il faut se farcir le Festival de Cannes, Roland Garros, La Coupe du monde de foot (ça va, tous les quatre ans, c’est gérable) et le Tour de France…longue période d’inactivité physique (et cérébrale).

Et pourtant, il ne viendrait pas à l’esprit des magazines masculins de dire à ses abonnés de perdre le gras qu’ils ont accumulé pendant le doux hiver olympique, ni même de faire une liste des best-sellers à emporter sur la plage. Après on s’étonne que les femmes aient des complexes.

Ah bon?!

Cécile Thomachot

Vengeance : mode d’emploi télévisé

Après l’invasion sur nos petits écrans de zombies et de vampires, les séries américaines exploitent un nouveau thème : la vengeance. Et quel que soit le public visé (ados et/ou adultes), les réalisateurs font de ce plat qui se mange froid voire congelé, une recette explosive agrémentée d’une ode à la technologie.

Les téléphones portables sont devenus des armes redoutables. En un SMS, votre humeur peut changer et votre vie prendre un tout autre tournant. Les personnages de Pretty Little Liars (PLL pour les intimes) en savent quelque chose. Cette série américaine de mystères et suspens créée par Marlene King, agite l’ado-sphère. L’intrigue : Rosewood, petite ville tranquille, cinq amies : Aria, Spencer, Emily, Hanna et Alison expérimentent les joies de l’adolescence. Jusqu’à ce que l’une d’entre elles disparaisse mystérieusement un soir d’été. Depuis cet événement, les filles reçoivent des SMS signés « -A- » dont le but est clairement de les nuire. Tout au long des quatre premières saisons, elles vont mener leur enquête pour tenter de débusquer cet individu malfaisant et découvrir ce qu’il s’est réellement passé avec leur amie Alison. Il faut savoir que la bande des quatre passe son temps à mentir sur tout et n’importe quoi. Elles n’arrivent plus à (se) dire la vérité. Un mensonge en amène toujours un autre. Tous les coups sont permis et en matière de vengeance masquée, quoi de plus efficace que l’écran ! Nos jeunes intrépides et irresponsables personnages manient, non sans accroc, le piratage de téléphones et d’ordinateurs. Et cela grâce à quelques billets verts, obtenus parfois de manière suspecte. Vol de clé USB, usurpation de mot de passe, décryptage de fichiers confidentiels, retouche photo, divulgation de secrets, font partie de leur quotidien. Personne n’est épargné, les ami(e)s, les connaissances, les parents, la police, sont pris au piège de leur jeu dangereux. Leur besoin irrésistible de mettre leur nez là où il ne faut pas, leur attire des ennuis qu’elles ne sont pas toujours en mesure de contrecarrer, la touche « effacer » n’existant que sur les claviers.

vengeance serie TV

L’art de la manipulation en quelques saisons

La version pour adulte se nomme  Revenge . Déjà trois saisons à son actif diffusées sur la chaîne américaine ABC. Mike Kelley revisite à sa sauce le Comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas. Le mode d’emploi semble être le même que dans Pretty Little Liars. A une exception près : l’intrigue se déroule dans le milieu hostile et ostentatoire des millionnaires. Et pas n’importe lesquels, ceux qui passent leurs étés dans les Hamptons.
L’histoire : Amanda Clarke était encore gamine lorsque son père a été trahi et sa réputation détruite par ses amis, les Graysons. Une quinzaine d’années plus tard, Amanda Clarke réapparaît sous une nouvelle identité (Emily Thorne) avec comme seul but de venger son père. Comment ? En faisant payer (au sens propre comme au figuré) toutes les personnes qui l’ont détruite. Point de salut pour ceux qui ont péché, le personnage principal a foi en la justice pour soi et par soi. Aidée de ses amis Nolan et Aiden, le premier étant expert en manipulation de nouvelles technologies et le second maîtrisant l’art du combat, Emily va mettre à exécution son plan de vengeance.
Bien sûr, avec les riches, rien n’est simple. La confiance ne règne pas. L’argent, si.
Les problèmes se règlent avec des chéquiers, des coups bas et des sourires hypocrites.
Peu importe, Emily a plus d’un tour (financier) dans sa poche. Du haut de ses talons vertigineux, elle fait de sa mission, une raison de vivre et de mourir. Avec un brushing et une manucure toujours impeccables, elle donne une leçon de savoir-faire efficace et indétectable. Les membres de la NSA devraient en prendre de la graine. La série nous dit implicitement que pour rivaliser de méchanceté vengeresse, aujourd’hui, il vaut mieux savoir transformer une tablette en logiciel d’espionnage, dissimuler discrètement une caméra, crypter des informations sensibles. De quoi faire baver les individus ordinaires dont les seules compétences numériques résident en l’obtention du certificat informatique et internet (pour rappel, le C2i) puis en téléchargement de films et séries.

arrow pretty liars revenge

Petits mensonges en famille et entre ami(e)s

Et sinon, plus récemment, le réalisateur Andrew Kreisberg voit la vengeance en vert et noir avec  Arrow. Nouvelle série américaine basée sur une bande dessinée éditée par DC Comics. Revoilà Robin des Bois, tout frais, tout jeune, plein aux as. Le justicier des temps modernes se dissimule sous une veste à capuche verte et un maquillage autour des yeux. Comme costume, on a vu mieux. Du côté du scénario, James Bond peut aller se rhabiller. Oliver Queen est un milliardaire dont le bateau a échoué sur une île. Seul survivant du naufrage, il va rester coincer pendant cinq ans sur celle-ci et va apprendre à survivre. Il en revient profondément changé (surtout psychologiquement). Mais il fait en sorte que son image de jeune fêtard insouciant, infidèle, subsiste afin de dissimuler son nouveau passe-temps ; punir les malfrats de Starling City. Une promesse faite à son père avant que ce dernier meure. Du coup, il arpente les rues, de préférence pendant la nuit, à leur recherche. L’action est à son comble. Détonations, transfert d’argent, fabrication de flèches explosives et dotées de micros, piratage de liaisons satellites sont comme une seconde nature chez lui. Il sait utiliser des armes à feu mais excelle dans l’art de lancer des flèches. Il ne grimpe plus aux arbres mais escalade les façades des immeubles. Il arrive à courser une moto, à pied. Il parvient à nager, moulé dans un pantalon en cuir. L’homme est hyper musclé et hyper traumatisé par son séjour insulaire. Là, où soit dit en passant, il a appris à se battre comme une machine de guerre. Le playboy répète à l’envi « you have failed this city » (tu as nui à cette ville) afin de décourager les délinquants en col blanc. Le héros qui ne veut pas en être un, est entouré de John Diggle, ex-soldat de l’armée américaine qui a pour couverture « garde du corps » et de Felicity Smoak, employée discrète de l’entreprise familiale Queen Consolidated. Redoutable pirate informatique, celle-ci ne tarde pas à entrer dans le cercle très secret des adeptes de l’archet vert. Une série (re)bondissante et divertissante, dont l’intrigue nous donne à réfléchir sur notre connaissance du monde réel et virtuel.

Cécile Thomachot