Les femmes africaines ont concrètement inventé la technique du tressage qui consiste à entrelacer trois sections de cheveux et qui a pour but de protéger du dessèchement. Plus vieille coiffure du monde, elle a longtemps servi à démarquer les ethnies africaines les unes des autres. Elle recelait également une signification précise selon la condition sociale, l’âge ou les événements de la vie (mariage, enterrement). Toujours aussi importante dans la vie des femmes, la méthode s’acquiert dès le plus jeune âge. Là où certaines apprennent à compter, à lire, à faire du vélo, les petites filles aux cheveux de coton n’ont d’autre choix que de maîtriser le doigté capillaire pour paraître soignées.
Art préhistorique, art de la transmission, art de la créativité, la tresse a traversé les différentes ères, voyagé de continent en continent, a fait des émules auprès de la communauté noire mais il aura fallu une Kim (Kardashian) et une Elsa (de Disney) pour que cette coiffure soit enfin reconnue à sa juste valeur et devienne tendance. Même Pocahantas n’a pas réussi un tel engouement dans la durée. Vous l’avez sans doute remarqué, les femmes ne jurent que par ça en ce moment : à la télé (dans les émissions comme Koh Lanta/The Island, c’est une coiffure idéale pour camoufler les cheveux sales), à la ville (touristes au programme chargé ayant téléchargé des tutoriels sur leur tablette avant de partir), au bureau (la couronne natte est une variante professionnelle du chignon négligé), à la salle de sport (tu n’as pas associé ton élastique à tes lacets, rohh la loose quoi !).
Pratique, rapide, efficace, la tresse a de beaux jours devant elle. Et n’oubliez pas entre deux shampoings de « libérer, délivrer » votre cheveu!
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Vous saurez que…
« Aller aux fraises » est de nouveau tendance. Vous savez cette expression qu’on employait fin des années 90-début années 2000 pour désigner un pantalon trop court qui ne tombait pas bien sur la chaussure. Désormais, on se retrousse les manches et les bas de pantalons. Par vent, pluie, températures glaciales ou soleil brûlant, il est de bon goût d’exhiber sa cheville voire son mollet. Et déjà un an que ça dure ! Dire qu’au début du XXème siècle, ce bout de peau provoquait émoi, jugé hautement sensuel… Il aura fallu deux guerres et une Coco (Chanel) pour que la cheville passe de l’inattendu à l’inaperçu. Avec cet acte de dévoilement, entendons-nous être à nouveau des rebelles (de peau) ?
Vous saurez que…
On ne dit plus, « Je suis pété de rire », mais « je me suis pété(e) une barre ». Apparemment le verbe « péter » continue à se diversifier! Petit échantillon: péter les plombs, se péter le bide, être pété de thunes, péter une durite, être pété ..et chez les cousins Québécois, ce verbe a aussi quelques variantes comme « se péter les bretelles (être fier de soi/se vanter), péter de la broue (faire de l’esbroufe) et péter plus haut que son trou, notre équivalent de péter plus haut que son cul.
Je suis sûre qu’après cette lecture très enrichissante, vous pétez de joie!
Vous saurez que…
On n’aime désormais plus quelque chose ou on ne soutient plus quelqu’un à 100% mais à 3000 ou à 4000% . Comme on ne peut pas rajouter des O sur la paie autant en mettre ailleurs. Merci qui.. la téléréalité!
Vous saurez que…
Il ne faut plus dire, « je kiffe trop ta robe » ou « ton nouveau téléphone, il déchire » (trop fin années 2000) mais signifier avec un regard envieux « ta robe, ton nouveau téléphone, elle/il est trop canon! ». Comme quoi, la modernité ne tient qu’à un adjectif…