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Vous saurez que…

En ces temps d’admission post-bac, toutes mes pensées vont à ces jeunes, rêveurs, encore motivés, prêts à croquer la vie (estudiantine) à pleines dents. Rien ne sert de s’arrêter sur ce terme « débouchés » que nombreux gens de l’Élysée et experts répètent à l’envi car certaines promesses (d’avenir) ne seront pas tenues. Parfois vaut mieux attendre dans les bouchons plutôt que de finir dans une voie de garage. Soyez impertinents dans vos démarches, désobstruez la vision des soi-disant conseillers qui ne cessent de vous dire où aller, au risque de vous perdre en chemin. Désorientés voire désabusés, n’écoutez pas ce discours mal embouché qui veut faire de votre ambition qu’une bouchée. S’orienter est une chose mais trouver sa voie en est une autre… Dans tous les cas, vous avez voix au chapitre sur cette page qui se tourne.

Vous saurez que…

« Aller aux fraises » est de nouveau tendance. Vous savez cette expression qu’on employait fin des années 90-début années 2000 pour désigner un pantalon trop court qui ne tombait pas bien sur la chaussure. Désormais, on se retrousse les manches et les bas de pantalons. Par vent, pluie, températures glaciales ou soleil brûlant, il est de bon goût d’exhiber sa cheville voire son mollet. Et déjà un an que ça dure ! Dire qu’au début du XXème siècle, ce bout de peau provoquait émoi, jugé hautement sensuel… Il aura fallu deux guerres et une Coco (Chanel) pour que la cheville passe de l’inattendu à l’inaperçu. Avec cet acte de dévoilement, entendons-nous être à nouveau des rebelles (de peau) ?

Vous saurez que…

On ne dit plus, « Je suis pété de rire », mais « je me suis pété(e) une barre ». Apparemment le verbe « péter » continue à se diversifier! Petit échantillon: péter les plombs, se péter le bide, être pété de thunes, péter une durite, être pété ..et chez les cousins Québécois, ce verbe a aussi quelques variantes comme « se péter les bretelles (être fier de soi/se vanter), péter de la broue (faire de l’esbroufe) et péter plus haut que son trou, notre équivalent de péter plus haut que son cul.

Je suis sûre qu’après cette lecture très enrichissante, vous pétez de joie!