En ces temps d’admission post-bac, toutes mes pensées vont à ces jeunes, rêveurs, encore motivés, prêts à croquer la vie (estudiantine) à pleines dents. Rien ne sert de s’arrêter sur ce terme « débouchés » que nombreux gens de l’Élysée et experts répètent à l’envi car certaines promesses (d’avenir) ne seront pas tenues. Parfois vaut mieux attendre dans les bouchons plutôt que de finir dans une voie de garage. Soyez impertinents dans vos démarches, désobstruez la vision des soi-disant conseillers qui ne cessent de vous dire où aller, au risque de vous perdre en chemin. Désorientés voire désabusés, n’écoutez pas ce discours mal embouché qui veut faire de votre ambition qu’une bouchée. S’orienter est une chose mais trouver sa voie en est une autre… Dans tous les cas, vous avez voix au chapitre sur cette page qui se tourne.
En passant
Vous saurez que…
« Aller aux fraises » est de nouveau tendance. Vous savez cette expression qu’on employait fin des années 90-début années 2000 pour désigner un pantalon trop court qui ne tombait pas bien sur la chaussure. Désormais, on se retrousse les manches et les bas de pantalons. Par vent, pluie, températures glaciales ou soleil brûlant, il est de bon goût d’exhiber sa cheville voire son mollet. Et déjà un an que ça dure ! Dire qu’au début du XXème siècle, ce bout de peau provoquait émoi, jugé hautement sensuel… Il aura fallu deux guerres et une Coco (Chanel) pour que la cheville passe de l’inattendu à l’inaperçu. Avec cet acte de dévoilement, entendons-nous être à nouveau des rebelles (de peau) ?
Et sinon, l’égalité, c’est pour quand?
Et sinon, l’égalité, c’est pour quand?
Ça serait merveilleux que les magazines féminins se renouvellent un peu en termes de sujets ante-période estivale qui, il faut bien le dire, manquent totalement d’originalité. Marre de ces perpétuelles unes « régime » avec des femmes en maillot de bain taille 34, révoltez-vous!
Et pendant ce temps- là, les hommes apprennent les diverses astuces pour :
-bien cuire une côte de bœuf ( à l’instar de « Beef!« , nouveau magazine culinaire pour les hommes dont le premier numéro est sorti en mars dernier)
-préparer un apéro dînatoire
-rentrer son ventre même avachi dans le canapé
Ben oui, dure la vie! De mars à juillet : il faut se farcir le Festival de Cannes, Roland Garros, La Coupe du monde de foot (ça va, tous les quatre ans, c’est gérable) et le Tour de France…longue période d’inactivité physique (et cérébrale).
Et pourtant, il ne viendrait pas à l’esprit des magazines masculins de dire à ses abonnés de perdre le gras qu’ils ont accumulé pendant le doux hiver olympique, ni même de faire une liste des best-sellers à emporter sur la plage. Après on s’étonne que les femmes aient des complexes.
Ah bon?!
Cécile Thomachot
Dis Maman, c’est quoi un marronnier?
Dis Maman, c’est quoi un marronnier?
Un marronnier n’est pas seulement un magnifique arbre qui fleurit tous les ans à l’aube du printemps, c’est aussi un thème exploité par les journaux qui revient toujours à la même époque. Ça permet de meubler dans un période creuse (à ne pas confondre avec le merisier, un arbre fruitier et bois d’ameublement, hein mon petit!).
La preuve par l’exemple, mi-mars, déferlante de sujets plus ou moins étudiés sur les ….atchouuum…allergies. Comme nous vivons sur une planète où les graminées se reproduisent apparemment plus vite que le bon sens, on y a le droit chaque année.
Pour ceux qui n’auraient pas eu le temps d’inhaler un peu d’herbes médiatiques, rétrospective très sommaire.
Tout a commencé le 1er avril, (oui oui quel humour France 5) avec Enquête de santé: Allergies, l’épidémie silencieuse. Reportage d’Isabelle Quintard suivi d’un débat animé par Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes. En résumé : la politique environnementale de notre pays n’est pas rentable — d’où la plantation d’arbres allergènes — et va finir par nous tuer. On continue avec le Science et Avenir, spécial Allergies: les nouveaux traitements, paru en mai. Le dossier très alarmiste ne nous apprend rien de neuf. Plus loin dans le mois, le 27 mai Arte nous propose, Tous allergiques? , reportage de Patrizia Marani, réalisé à la première personne. On y suggère que la nourriture devrait être notre médecine, le vilain histamine responsable de tous les maux futurs de la société se trouvant dans la muqueuse intestinale.
« One apple a day keep the doctor away ». Encore faut-il que cette foutue pomme ne soit pas pleine de pesticides!
Cécile Thomachot